mercredi 19 août 2009

Flore

Une plante protégée au niveau national, trouvée en 1995, le Céleri rampant (Apium repens), n'a pas été confirmée depuis. Les canaux du marais abritent la Zannichellie des marais (Zannichellia palustris), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum) et le Flûteau fausse-Renoncule(Baldellia ranunculoides).

Faune



Un oiseau des marais le Vanneau huppé





Les roselières et végétation herbacée haute abritent la nidification de la Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris), de la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scipaceus), du Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaemus), de la Locustelle tachetée (Locustella naevia), de la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti), du Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos), de la Bergeronnette printanière (Motacilla flava), du Gravelot (Charadrius dubius) et du Hibou moyen-duc (Asio otus). Mais aussi dans d'autres environnements, le Vanneau huppé (Vanellus vanellus), la Bergeronnette flavéole (Motacilla flava flavissima), la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) et la Sarcelle d'été (anas querquedula). Pour l'hivernage, on note la présence du Courlis cendré (Numenius arquata) et l'escale de la Barge à queue noire (Limosa limosa).

Parmi les odonates des espèces d'intérêt patrimonial tels l'Agrion gracieux (Coenagrion pulchellum), la Libellule fauve (Libellula fulva), l'Agrion orangé (Platycnemis acutipennis), l'Agrion à longs cercoïdes (Cercion lindenii), l'Agrion vert (Erythromma viridulum) et l'Anax napolitain (Anax parthenope).

La rivière l'Ancre abrite la présence de frayères à Truite de mer (Salmo trutta trutta) et à Lamproie de rivière (Lampetra fluviatilis).

ZNIEFF II

La ZNIEFF II des "marais de la Dives" comporte plusieurs espèces rares non déjà recensées dans la ZNIEFF I des "marais de Brucourt et Goustranville".

Flore




Fleurs de Nivéole d'été





Pour la flore, en plus des espèces notées en ZNIEFF I, il a été trouvé une espèce protégée au niveau national, la Nivéole d'été (Leucojum aestivum) dont au moins 5000 pieds ont été découverts en 1996 dans une peupleraie du marais de Petiville. D'autres sont protégées au niveau régional comme le Cératophylle submergé (Cératophyllum submersum) et le Myriophylle verticillé (Myriophyllum verticillatum). La présence du Scirpe à une écaille (Eleocharis uniglumis) et du Vulpin bilbeux (Alopecurus bulbosus), signalés en 1982, n'ont pas été retrouvés récemment.

Faune

Pour la faune ornithologique, dans les marais de la Dives, principalement dans la réserve de Saint-Samsonmais aussi dans d'autres secteurs, on trouve des espèces hivernantes comme la Sarcelle d'hiver (Anas crecca), le Canard siffleur (Anas penelope), le Fuligule milouin (Aythya ferina), le Pluvier doré (Pluvialis apricaria), la Bécassine des marais (Gallinago gallinago), la Foulque macroule (Fulica atra) et depuis 1978, année où un couple s'est installé à Hotot-en-Auge, la Cigogne blanche (Ciconia ciconia) revient chaque année en nombre de couples croissants.





Une jeune truite fario





En période nuptiale, si l'abaissement de la nappe d'eau ne favorise pas la nidification, on trouve tout de même le Grèbe huppé (Podiceps cristatus) et Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), la Marouette ponctuée (Porzana porzana). Les prairies fauchées accueillent la Bergeronnette printanière (Motacilla flava), le Traquet tarier (Saxicola rubertra) et la Râle des genêts (Crex crex).

Les roselières et la végétation herbacée haute sont favorables à la nidification du Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus). Les peupleraies, de plus en plus présentent dans les marais, abritent la nidification du Loriot (Oriolus oriolus) et de la Bondrée apivore (Pernis apivorus). Les haies basses aubépines recueillent les nids de la Pie-grièche écorcheur (lanius collurio) et la Pie-grièche grise (Lanius excubitor) ainsi que la Fauvette babillarde (Sylvia curruca).

Parmi les insectes sont recensées des espèces d'intérêt patrimonial, en plus de celles citées en ZNIEFF I, de libellules tels l'Anax napolitain (Anax parthenope).

La faune piscicole est très riche en anguille (Anguilla anguilla). Elle est aussi représentée par les salmonidés migrateurs, présente sous forme de frayères, dans les cours d'eau tributaires de la Dives comme la Dorette, l'Algot, la Vie et l'Ancre, le Saumon atlantique (Salmo salar) et la Lamproie marine (Petromyzon marinus). La Dives offre un peuplement de Truite fario (Salmo trutta fario), de chabot commun (Cottus gobio) et de Lamproie de Planer (Lampetra planeri).

Ecosystème

Le territoire de la commune de Brucourt comprend 2 biotopes spécifiques partagés par la courbe de niveau des 5m: au-dessus, le bocage, et en-dessous, les marais.

Bocage

L'ancien mot "boscage" a longtemps désigné un "bosc", un bosquet, un petit bois, mais l'étymologie prête à confusion, puisque le bocage est une construction humaine et ne naît pas de la forêt d'origine.

Biotope bocager

Le bocage, qui couvre les 3/5 de la Normandie historiques, est composé de réseaux imbriqués de prairies, de fossés et de talus plantés, de haies qui composent un premier biotope hébergeant une biocénose spécifique.





Prairie complantée de pommiers en fleurs





Les "grands fonds argileux" sont moins faciles d'exploitation que les riches limons des plateaux mais ils ont grandement contribué à la réputation de richesse de l'agriculture normande. Drainés par des fossés profonds, protégés par des levées de terre colonisées par des haies vives, l'humidité du climat confère à ces territoires "d'exceptionnelles qualités pour porter de riches prairies naturelles de ray-grass et de trègle blanc, particulièrement remarquables pour l'élevage des vaches laitières et surtout pour l'embouche et pour l'élevage du cheval.

Du point de vue chimique, ces terres manquent de carbonate de chaux, de potasse et de phosphore. Sur le plan physqiue, la pente arénise les sommets, tapisse les versants de colluvions et accumule dans les fonds des colloïdes argileux.

Les parcelles sont de tailles moyenne (de 1 à 3ha) à grande (plus de 3ha). Elles étaient, dans l'après-guerre, complantées à 50% de pommiers de hautes tiges. Bordées d'arbres constituant des frondaisons hautes et épaisses, ils forment des voûtes au-dessus des chemins creux. Les parcelles, de formes irrégulières, abritent un habitat doublement dispersés de fermes éparses dans le bocage aux bâtiments dispersés dans des cours ouvertes. Des études de P.Brunet et M.C Dionnet démontrent que le bocage du Pays d'Auge était différent au début du XIXe siècle avec les vastes parcelles de grandes propriétés sur les plateaux et les plus petites parcelles de hameaux familiaux sur les versants moins riches. L'évolution contemporaine résulte "de la concentration des "petites terres" et la division des plus grands ensembles fonciers". L'évolution récente achève la mue du bocage augeron en lieu de villégiature.

Biocénose bocagère

Flore





Aubépine en fleurs




La flore du bocage est d'abord caractérisée par les haies où, aux niveaux les plus hauts, l'orme, décimé par la graphiose, est remplacé par le frêne accompagné du chêne pédonculé ou sessile. Au niveaux moyens, on retrouve le prunellier (premier à fleurir à la fin de l'hiver) et l'aubépine. Aux premiers niveaux de brise-vent croissent le rosier des champs, le sureau noir, le pommier sauvage, le noisetier et plus rarement le néflier commun sans oublier l'inévitable mûrier.

La flore des talus des haies se compose de la véronique, la stellaire holostrée, la grande marguerite commune, le primevère acaule et la primevère officinale ou coucou, le lamier blanc, l'orchis mâle, la vesce des haies, le cerfeuil penché et sauvage.

La flore des prairies, au milieu du ray-grass et du trèfle blanc, a une composition floristique faite de la chlore perfoliée, l'orchis grenouille, la gentiane d'Allemagne, le spiranthe d'automne et des plantes prairiales comme l'avoine élevé, la succise des près, le salsifis des près et laparnassie des marais.

Classés maintenant dans un règne à part: fungi, les champignons des haies et des talus normands sont représentés par les morilles, les verpes, les entolomes, les calocybes, les lépiotes, les volvaires, les agarics et les rhodocybes.

Activité économique

Activité agricole



Veaux et génisses de race normande à l'embouche





Brucourt a de tous temps une activité orientée vers le secteur primaire, la production agricole, entre bocage et marais, étant la seule activité économique notable de la commune, d'aussi longtemps que la mémoire du pays se souvienne. L'organisation urbaine de la commune est d'ailleurs toujours à l'image éclatée de l'habitat rural bocager.

Historiquement la production agricole était autarcique, puis locale avec l'institution au XIVe siècle par les moines de l'abbaye de Saint-Etienne de Caen du marché de Dives-sur-Mer. Le développement de la production de bêtes de boucherie par la généralisation du couchage en herbe et de l'embouche a accompagné le développement du transport vers Paris et sa région. Dans le même temps où la Normandie devenait le garde-manger de la capitale, les paysans normands augmentaient leurs revenus.

C'est la venue des premiers baigneurs de Caen et la vogue des bains de mer, puis la création des "colonies" estivales comme Cabourg et Houlgate qui ont ensuite contribué au développement d'une agriculture vivrière, au XIXe siècle et cela jusqu'à la Première Guerre mondiale, avec entre autre le succès du "marché des parisiens" le samedi matin sous la halle de Dives-sur-Mer.

Activité herbagère



Pommes, cidre et calvados du Pays d'Auge










En 1988, Brucourt compte 10 exploitations agricoles, au recensement agricole de 2000, il n'en reste plus que 6 dont 5 exploitations professionnelles sur 294 hectares (soit 45% de la superficie de la commune) dont 280 sont toujours en herbe pour accueillir une centaine de vaches, le reste des terres étant travaillé en labours pour la culture céréalière. La population agricole s'élève à moins de 30 personnes, 15 exploitants (chef d'exploitation et membres de la famille travaillant sur l'exploitation) et 8 salariés agricoles (en équivalence temps plein soit environ le double à temps partiel). Aujourd'hui la population de Brucourt n'est plus à dominante agricole.

Activité cidricole

La tradition augerone complantait les pâturages en lignes régulières de pommiers à pommes à cidre. Malgré une forte diminution du complantage des pommiers sur la commune de Brucourt, celle-ci est classée en zone cidricole.

A partir des pommes récoltées sur le territoire de la commune, et livrées à des producteurs, ceux-ci produisent et commercialisent du cidre classé depuis mars 1996 et confirmé en 2000 de l'AOC Pays d'Auge et du Calvados classé depuis 1942 AOC Pays d'Auge.

Activité laitière



Fromages du Pays d'Auge camembert et petit pont-l'évêque





Les augerons produisaient sous l'ancien régime un fromage de lait de vache à pâte molle et croûte lavée du nom d'augelot, c'est l'ancêtre des fromages normands comme le pont-l'évêque et le livarot avec peut être un autre fromage de lait de vache à pâte molle mais à croûte fleurie comme le camembert. Si aujourd'hui l'activité agricole est orientée vers l'embouche, les agriculteurs produisent toujours du lait. Le lait produit sur le territoire de la commune, vendu à des producteurs normands, permet la production de fromages AOC.

La commune de Brucourt est dans les limites de la zone permettant les appellations depuis 1972 pour l'AOC pont-l'évêque et depuis 1983 pour l'AOC camembert de Normandie.

Le livarot, reconnu AOC en 1975 sur la partie sud du Pays d'Auge, est en cours de réexamen de la zone d'appellation.A terme, la zone d'appellation couvrira l'ensemble du Pays d'Auge.

Autres activités

Le secteur secondaire, n'existe pas à Brucourt, qui ne comprend aucune activité de transformation.

Le secteur tertiaire non marchand n'est pas présent à Brucourt où il n'y a aucun service public hors la mairie.

Le secteur tertiaire marchand est peu présent avec une activité artisanale comprenant quelques représentants.

Les activités de service sont peu représentées.

Le village ne comporte aucun commerce de proximité. La route de Brucourt à Dives-sur-Mer conduit à 4km directement aux parkings des centres commerciaux Super U et Intermarché à l'entrée de Dives.

Population active

Suivant l'enquête annuelle de recensement de 2005, sur les 126 habitants de la commune, il y a 49 actifs (34.9%) dont 5 personnes inscrites au chômage (4.00%). Sur les 77 non actifs, il y a 30 retraités ou pré-retraités et 11élèves, étudiants ou stagiaires non rémunérés.

Ces 126 habitants sont répartis en 47 ménages (dont 11 ménages d'une personne) et 26 de ces ménages ont une personne de référence active.

Sport

Un club sportif existait encore il y a quelque temps à Brucourt: le "Tennis-club de la Clairière aux Biches" comportant 4 courts en quick et un double mur d'entrainement. Aujourd'hui l'activité du tennis-club est nulle et l'entretien des courts délaissé.



Tennis-club de la Clairière aux Biches






Tourisme

Brucourt est un village agricole et résidentiel à 4 ou 5km des villes balnéaires et des casinos de Cabourg et sa promenade Marcel Proust, et Houlgate et ses villas balnéaires du XIXe siècle. Il se trouve aussi à 4km du village d'art "Guillaume-le-Conquérant" et du port de plaisance de Dives-sur-Mer. L'arrière Pays d'Auge est aussi riche en villages pittoresques comme Beuvron-en-Auge et ses maisons à colombage du XVe au XVIIIe siècle.

Pour l'hébergement de tourisme, Brucourt comporte uniquement deux Gîtes de France.

Ecologie


Plateforme aménagée pour permettre aux cigognes blanches de faire leurs nids dans les marais






Le Muséum national d'histoire naturelle a défini en 1982, à la demande du ministère de l'Ecologie, la méthodologie de classement de zones géographiques à l'inventaire de la biodiversité et du patrimoine naturel. Ces zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont de 2 types:

.ZNIEFF I de superficie réduite, sont des espaces homogènes d'un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d'intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire, ou ce sont des espaces d'un grand intérêt fonctionnel pour le fonctionnement écologique local,

.ZNIEFF II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. Elles peuvent inclure des zones de type I et possèdent un rôle fonctionnel ainsi qu'une cohérence écologique et paysagère.

Sur la commune de Brucourt, les marais de la Dives à l'ouest de la route départementale D 400 et au sud du cours de la rivière l'Ancre sont classés en ZNIEFF II. Cette zone comprend une ZNIEFF I qui correspond aux marais à l'ouest du grand canal ainsi qu'au cours de la rivière l'Ancre.

ZNIEFF I

La ZNIEFF I des marais "marais de Brucourt et Goustranville" est incluse dans la ZNIEFF II des "marais de la Dives". Le cours de la rivière l'Ancre et ses affluents sont aussi classés en ZNIEFF I.

mardi 18 août 2009

L'époque moderne

La vogue des bains de mer qui modifie la physionomie de la cote normande et le mode de vie de ses habitants n'atteint pas Brucourt. L'urbanisation qui voit la création des villes nouvelles de Cabourg à 5km en 1853 et en 1858 Houlgate à 6km touche peu Brucourt hormis la construction du manoir Saint-Laurent par un industriel du nord et le placement de quelques jeunes fermières dans les villas de bord de mer et d'autres garçons vachers comme jardinier ou cocher.

La création d'une usine métallurique par Eugène Secrétan à moins de 5km à Dives-sur-Mer en 1893, la Société d'Electro-Métallurgie de Dives, pour exploiter le brevet Elmore, a une influence plus importante. En 1925, cette usine emploie environ 1400 ouvriers, elle crée une nouvelle main-d'oeuvre ouvrière en drainant vers elle une main-d'oeuvre agricole. La fermeture progressive entre 1975 et 1986 de l'usine de Dives, devenue Tréfimétaux, fait à Brucourt ses premiers chômeurs.

La Seconde Guerre mondiale

L'occupation

Avis à la population placardés lors de l'occupation allemande


En 1940, les Normands suivent les combats de loin à la TSF. Ils voient arriver les premiers réfugiés, principalement des Parisiens ayant des attaches dans la région, en même temps qu'ils entendent le principalement des Parisiens ayant des attaches dans la région, en même temps, qu'ils entendent le maréchal Pétain faire "don de sa personne à la France". En ce 17 juin, c'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat", mais les troupes allemandes, sur leur lancée, n'arrêterons leur avance que le 25. Ainsi les Brucourtois constatent de visu les conséquences de l'effondrement de l'armée française. C'est le 20 juin, qu'arrivent par la côte depuis Villers-sur-Mer les Allemands qui prennent leurs quartiers à Houlgate, Dives-sur-Mer, Cabourg et Dozulé. Dès le 24, le couvre-feu est institué de 22h à 4h du matin, c'est le début de 4 années d'occupation avec la réquisition du manoir Saint-Laurent et des restrictions pour toute la population.

En ce début de 1944, les Brucourtois, comme bien d'autres, comprennent que les choses sont susceptibles de changement, les survols de reconnaissance et de bombardement par les Alliés, la mise en défense de la côte et l'inondation des marais par les Allemands, la mobilisation de la résistance, sont des indicateurs qui ne trompent pas. Si les survols sont plus importants dans cette nuit du 5 au 6 juin, c'est principalement les bruits de canonnade en direction de Caen qui confirment rapidement le débarquement. C'est aussi la découverte, au matin, d'un planeur avec les corps de 6 militaires anglais (enterrés dans le cimetière communal) égaré à 13km de son objectif. C'est bien le débarquement tant attendu et la libération.

La libération

Mais la stratégie de Montgomery va laisser la Côte Fleurie, le pays d'Auge et Brucourt à 10km de la guerre de libération. Le bourg est vidé de tous ses habitants par les Allemands, lors de l'évacuation de Cabourg. Ils doivent évacuer vers Dozulé entre le 11 et 24 juillet. Il faut attendre le 17 août pour que la libération de la Côte Fleurie soit lancée avec l'opération Paddle.


Les commandos du 1st Special Brigade peu après leur langage à Ranville à
quelques kilomètres de Brucourt

Ce sont les troupes aéroportées du 6e Airborne major-general (général de division) Richard Gale avec les commandos britanniques des 1ST et 4th Special Service Brigade, comprenant les "bérets verts" du capitaine Kieffer (les seuls Français ayant participé aux premières vagues du débarquement), appuyées des brigades belge du brigadier (général de brigade) Jean-Baptiste Piron et néerlandaise Princesse Irène sous les ordres du lieutenant-Colonel Ruyter Van Stevenick, qui se mettent en mouvement après être restées 2 mois enterrées dans leurs fox-holes (cagnas). Le 19 août, par grand beau temps, les 4 commandos (environ 1500 hommes) de la 1st Special Service Brigade du brigadier Derek Mills-Roberts, un vétéran du débarquement de Dieppe, après avoir traversé les marais inondés, sont face au grand canal de la Dives, au pied de la cuesta du fleuve.

Mills-Roberts a pour objectif de conquérir, par infiltration de nuit, la cote 130, les hauteurs de Bassebourg au-dessus de Brucourt. Les forces allemandes de la 346e division d'infanterie tiennent tout le flanc de la colline sur lequel ils sont étagés, mais les anglais ont souvent constatés qu'à la nuit les défenseurs allemands font retraite sur les hauteurs en se regroupant sur les routes et chemins permettant le ravitaillement. Mills-Roberts a choisi de contourner les hauteurs par le sud-est en direction de l'abbaye de Royal Pré et du manoir d'Angoville. Des section d'éclaireurs montent la pente depuis la ligne de chemin de fer en déroulant sur le sol un ruban blanc qui permet aux commandos, qui se suivent à se toucher, de ne pas se perdre. Finalement dans le silence le plus complet, en faisant quelques prisonniers au passage, les commandos gagnent leurs objectifs, par les côtes et par les crêtes, avant la fin de la nuit. Toute la matinée du 20, par un temps pluvieux, les commandos, faisant face à 4 contre-attaques, vont sécuriser tout le terrain conquis et découvrir quelques parachutistes qui se cachaient au milieu des Allemands avec l'aide des habitants des fermes éparses, et cela depuis la nuit du 6 juin. Le fait d'armes est inscrit au livre de marche du 1er corps d'armée britannique du lieutenant-general (général de corps d'armée)John Crocker.

La commune de Brucourt

Administration


La mairie de Brucourt

Services culturels


Bâtiment de ferme réaménagé au début du XXe siècle, aujourd'hui porterie et bâtiment d'hébergement du monastère de l'Annonciade.







Brucourt fait partie de la paroisse de Sainte-Trinité-des-Monts qui regroupe 24 communes et dont le presbytère se trouve à Dozulé. L'église Saint-Vigor de Brucourt est toujours consacrée mais des offices n'ont lieu qu'exceptionnellement. Les Brucourtois qui veulent participer à un office catholique romain peuvent avoir accès à l'arrière salle de la chapelle du monastère de l'Annonciade où les moniales les accueillent pour l'office du dimanche soir.

Le monastère de l'Annonciade dispose d'hébergements pour accueillirent des catholiques désirant faire une retraite spirituelle.

Les Brucourtois de confession protestante participent aux offices du dimanche matin au temple de Houlgate.

Il existe à Cabourg un centre communautaire juif ouvert généralement pendant l'été et des synagogues à Caen et à Deauville pour les Brucourtois de confession juive.

Les Brucourtois de confession musulmane disposent de 2 mosquées à Caen et d'une toute nouvelle mosquée à Hérouville-Saint-Clair.

Hydrographie


Le siphon sous la rivière l'Ancre

La commune de Brucourt est traversée du sud-est au nord-ouest par la rivière l'Ancre, tributaire du fleuve côtier la Dives dont le cours limite à l'ouest le territoire. Entre Dives et cuesta passe le Grand Canal, qui reçoit le canal Oursin au sud de la commune, tous 2 canaux de drainage des marais de la Dives.

C'est dans les premiers siècles du début du deuxième millénaire que les moines de l'abbaye de Troarn aménagent ces marais en créant des canaux de drainage. La Dives étant soumise sur plus de 10km au régime des marées, il faut évacuer de gros volumes d'eau uniquement pendant les marées basses, les grandes marées hautes inondent régulièrement les marais qui, suivant l'expression locale, "blanchissent". Il faut alors réguler les mouvements d'eau et les moines font creuser le Grand Canal qui va jeter dans le port de Dives-sur-Mer par l'intermédiaire de vannes de marée.

Le Grand Canal passe sur le territoire de la commune de Brucourt pratiquement à égale distance de la Dives et du pied de la cuesta, il reçoit sur sa rive gauche l'autre grand canal de drainage des marais de la Dives, le canal Oursin. Pour permettre à l'Ancre de continuer à se jeter dans la Dives, le Grand Canal coupe le cours de la rivière en passant sous l'Ancre au moyen d'un siphon.

Proche de l'église du XIIe-XVIIIe siècle, sourd une source d'eau ferrugineuse, la Fontaine de l'Etoile, qui attisa bien des convoitises au XIXe siècle mais dont l'eau est aujourd'hui rejetée au caniveau.

Climatologie

Le climat est de type océanique tempéré c'est-à-dire des hivers doux et pluvieux, et des étés frais et relativement humides avec un total annuel des précipitations assez fort et une faible amplitude thermique due à la proximité des côtes de la Manche. La pluviométrie est plus importante sur les reliefs en tête de bassin versant et est liée au régime des vents dominé par un flux d'ouest altéré par les vents thermiques créés par les différences de température entre la terre et la mer durant la journée. L'humidité relative moyenne est de 83%, le mois le plus pluvieux est novembre avec des valeurs mensuelles moyennes de 84.6mm d'eau et le mois le plus sec est août avec 47.4mm.La hauteur maximales de pluie tombée en une journée date du 29 juillet 1978 avec 86.2mm en 24h. Le mois le plus froid est janvier avec 1.8°C et les plus chauds juillet et août avec respectivement 21.6 et 21.7°C. Le record de froid a été atteint le 8 janvier 1985 avec -19.6°C et celui du jour le plus chaud avec 36.6°C le 1er juillet 1952. Le plus fort vent mesuré l'a été le 26 novembre 1983 à 144km/h.

Héraldique

La municipalité de Brucourt n'a pas adopté, ni officiellement ni officieusement, de blason pour son village.

Les armes référencées ci-dessous sont celles des seigneurs de Brucourt au XIIIe siècle.



Les armes des seigneurs de Brucourt se blasonnent ainsi:

Fascé d'or et de gueules de 6 pièces, à 21 fleurs de lys de l'une en l'autre par 3 séries de 4 et 3




Du temps du duché de Normandie


La conquête normande de l'Angleterre à travers la tapisserie de Bayeux


Brucourt apparait dans l'histoire alors que Henri Ier retraite après sa reconquête ratée de la Normandie en 1060, c'est du haut de la butte de Basbourg (Bassebourg), que le roi de France assiste impuissant à la mise en pièces de son armée au gué de Varaville par les troupes normandes de Guillaume le Bastard. Le fait est restitué un siècle plus tard par Robert Wace dans son Roman de Rou.

Au XIe siècle, les marais de la Dives n'existaient pas et son embouchure se confondait alors avec celle de l'Orne dégageant ainsi un vaste espace d'eau libre protégé du large par une longue île de sable. C'est ici, sous Brucourt, face à Dives-sur-Me, que le duc de Normandie Guillaume rassemble une immense flotte et toutes ses troupes en vue de la conquête de l'Angleterre. Il ne manque pas de quérir tous les seigneurs de la région, comme de tout son duché. Le sire de Brucourt devait être du nombre des conquérants qui accompagnent le duc Guillaume en Angleterre en 1066.

Trente ans plus tard, un fils du sieur de Brucourt accompagne Robert Courteheuse en Terre Sainte lors de la première croisade en 1096. Eudes de Brucourt et Ferrand de Brucourt comparaissent au ban des chevaliers en 1272. Robert de Brucourt est évêque d'Evreux en 1340 et Philippe de Brucourt l'est aussi en 1368. La famille de Vipart succède aux premiers seigneurs, elle-même remplacée par celle de Bourgueville. Charles de Bourgueville, sieur de Bras, bailli de Caen, devient seigneur de Brucourt au début du XVIe siècle. C'est à son arrière-petite-fille, Isabelle de Brucourt, qu'Eléazar de Sarcilly, sieur de Chaudeville, adresse une de ses pièces érotiques.

Sous l'Ancien Régime et la Révolution


Turgot, dit abbé de Brucourt

Au XVIIe siècle, la paroisse de Brucourt fait partie de l'évêché de Lisieux et de la doyenné de Beaumont-en-Auge. Les registres paroissiaux sont ouverts le 23 juin 1694 pour noter la nomination du nouveau curé de Brucourt, Gilles de Buats. Ils sont tenus jusqu'au 20 août 1791, pour indiquer le décès du curé de Brucourt, Jacques Binet. Ils sont ensuite confiés aux maires des communes par la loi du 20 septembre 1792.

Au XVIIe siècle, Dominique Turot (1629-1670) porte le titre de marquis de Sousmont et seigneur de Brucourt, titre qui passe à son fils unique Jacques Etienne, conseiller du roi, maître des requêtes, intendant de Metz (1670-1722) et à son petit-fils Michel Etienne, conseiller au Parlement de Paris, prévôt des marchands, conseiller d'Etat, membre de l'académie des Instituts (1690-1751). Michel-Etienne Turgot à 3 fils.

Au XVIIIe siècle, Brucourt, comme la Normandie, profite du développement de la ville de Paris qui autorise le couchage en herbe des terres pour assurer l'engraissement des bovins, la production et la transformation du lait dont le camembert est emblématique. Suivant l'historien Lavalley, la Révolution française et ses suites n'ont pas laissé de traces notables, hormis les heurs et malheurs de tous les Français de ces époques, lasse de tant d'agitation, la ville de Caen ne fit plus que subir toutes les phases du mouvement révolutionnaire, Directoire, Consulat, Empire, elle accepta tout sans discussion". Cette situation est généralisable au Calvados comme à Brucourt.


Brucourt

Géographie



Arrondissement: Lisieux

Canton:Dozulé

Code postal:14160

Maire: Régine David

Mandat en cours:2008-2014

Superficie: 6.6km²

Population sans doubles comptes: 129hab. (2006)

Densité:20hab./km²


Le Bourg, centre du village


Le bocage de Brucourt vu de la colline Saint-Laurent



Les marais de Brucourt vu de la colline de Bassebourg

Brucourt est un village de Normandie situé dans le Pays d'Auge à mi-distance entre Dives-sur-Mer (5km) et Dozulé (4.5km) et à 20km de Caen.

Brucourt est une commune française. Elle fait partie du canton de Dozulé, département du Calvados, région Basse-Normandie.

Entre mer et campagne, entre collines et marais, cultures, prairies et bois, il n'existe pas véritablement de "bourg" à Brucourt qui est l'exemple typique d'un l'habitat dispersé du bocage augeron. Brucourt est un village qui a toujours été à l'orientation agricole même si le XXe siècle l'a transformé aussi en lieu de résidence. En plus de l'activité agricole qui est toujours présente, les Brucourtois sont aujourd'hui des Augerons qui habitent sur la commune et qui travaillent dans (pour une minorité) et hors de la commune et aussi des horsains qui viennent s'oxygèner loin de la ville.

Etymologie

Les formes attestées sont Bruecourt, Bruticuria, Bruicort, Bruecort, Bruelcort, Bruecuria, Brucuria et enfin Brucourt. Brucourt( "domaine de la ferme") serait formé du bas-latin cortis, du latin cohors ("court" en ancien français) qui signifie "domaine rural" précédé soit du germanique bur ("ferme" en français) soit d'un nom de personne non déterminé.

Les habitants de Brucourt se nomment les Brucourtoises et les Brucourtois.

Brucourt est une commune agricole peu peuplée (environ 130 habitants) située sur la rive droite de la Dives à 5km de la côte de la Manche, dite Côte Fleurie. La superficie de la commune est de 660 hectares, superficie majoritairement agricole, comprise entre 2 et 105m d'altitude. L'habitat est historiquement dispersé, les implantations récentes se regroupent à l'entrée nord de la commune près de la Croix Kerpin. La commune est traversée par la D49 Dives-sur-Me/Dozulé, l'ancien et le nouveau chef-lieu de canton.


Le sud de la commune au pied de la colline de Bassebourg

Lieux-dits et écarts

Ses lieux-dits et écarts sont: le Château (ancien lieu d'un château seigneurial du XVIIe siècle et d'une chapelle Saint-Hermès datant de 1632) et la Ferme du Marais, la Hogue, la Croix Cornière et le Bourg, le Quesnay, la Bouverie, Colleville, le Lieu Lesny, le Bac de Varaville, le Lieu Belaitre, la Croix Kerpin, la Perelle, le Lieu du Haut, le Lieu des Brocs, les Bas Chênes, les Bruyères, la Cour et le Lieu Tardif.

Sur la colline Saint-Laurent sont construits l'église et le monastère de l'Annonciade.

Plans de la commune de Brucourt


Plan de la commune de Brucourt

Brucourt écologie


Brucourt marais Bocage


Brucourt Topographie-Hydrographie


Topographie


La rivière l'Ancre

Brucourt, établi au pied de la cuesta de la Dives, est surmonté de la colline de Bassebourg (Basbourg), un des lieux les plus élevés du plateau formant le Pays d'Auge (altitude 129m).

La vallée de la Dives est une vallée de déblaiement de formation pré-glaciaire. Ce déblaiement qui a attaqué la "pile d'assiettes" marno-calciare que forme la superposition des étages géologiques du bassin anglo-parisien, une grande partie des étages du Jurassique inférieur (Lias), moyen (Dogger) et supérieur (Malm) et, de manière incomplète, du Crétacé inférieur et supérieur. Ce déblaiement a crée une cuesta qui sépare la vallée de ce qui est aujourd'hui le Pays d'Auge en laissant ça et là des buttes-témoin qui culminent entre 50 et 60m. Au pied de la hauteur de Bassebourg, 6 de ces buttes sont sur la commune de Brucourt dont celle de Saint-Laurent(48m).

Pendant les dernières glaciations, le Dives surcreuse son cours et la remontée du niveau de la mer pendant la période post-glaciaire aboutit à l'envahissement de son estuaire, le réunissant à celui de l'Orne à l'abri d'une île dunaire. La mer remonte alors à une dizaine de kilomètres en amont de Troarn aujourd'hui à plus de 20km de la mer en suivant le cours actuel de la Dives. L'Orne et la Dives charrient suffisamment de sédiments pour combler progressivement leurs estuaires en formant une zone marécageuse. La route entre Brucourt et Varaville, qui coupe en ligne droite les marais, est la trace de la voie romaine qui relie Aregemua (Vieux-la-Romaine) à Noviomagus Lexoviorum (Lisieux) en passant par le lieu-dit le Bac de Varaville. Encore au début du XIe siècle, l'estuaire est si vaste que Guillaume le Conquérant y regroupe sa flotte estimée à environ 600 navires et plus de 7000 hommes avant d'envahir l'Angleterre. Brucourt est pendant le premier millénaire encore en bord de la mer, aujourd'hui le village se retrouve à 5km de la côte dite Côte Fleurie.

Cette histoire géologique a créé 2 territoires bien distincts sur la superficie de la commune, les marais aujourd'hui bien drainés aux parcelles séparées par des canaux de drainage, globalement à l'ouest de la route Dozulé-Dives-sur-Mer et à l'est, les pâturages aux parcelles séparées par des haies montant à l'assaut de la cuesta coiffée à l'origine d'une forêt encore présente par quelques bois sur les hauteurs.



Brouay

Géographie

Arrondissement: Caen

Canton:Tilly-sur-Seulles

Code postal:14250

Maire:Maurice Leredde

Mandat en cours:2008-2014

Population:436hab. (2006)

Densité:110hab./km²

Superficie: 3.98km²



Bricqueville

Géographie

Bricqueville (anciennement Bricqueville-en-Bessin) ne doit pas être confondue avec les communes de Bricqueville-la-Blouette et de Bricqueville-sur-Mer toutes les 2 situées dans le département de la Manche. Elles ont cependant en commun d'avoir la même étymologie d'origine scandinave: "Briki villa", le domaine de Briki, nom d'homme norrois.

Arrondissement: Bayeux

Canton:Trévières

Code postal: 14710

Maire: Mireille Dufour

Mandat en cours:2008-2014

Population: 121hab. (2006)

Densité: 18hab./km²

Superficie: 6.70km²


Bréville-les-Monts

Géographie

Bréville-les-Monts se situe à 1km d'Amfreville

Arrondissement: Caen

Canton:Cabourg

Code postal:14860

Maire: Joëlle Giroud-Viel

Mandat en cours:2008-2014

Population: 677hab. (2006)

Densité:143hab./km²

Superficie:4.75km²

Histoire

Avant le décret n°2004-886 du 26 août 2004, la commune s'appelait Bréville.

Administration

Le conseil municipal est composé de 15 membres.

Lieux et monuments


Vestiges de l'ancienne église Saint-Pierre

.Ruines de l'ancienne église Saint-Pierre, classées monument historique notamment la Vierge à l'Enfant XVIIIe siècle

.Manoir de Saint-Côme XVIe siècle

.Château d'Amphernet



La Brévière

Géographie

Arrondissement: Lisieux

Canton: Livarot

Code postal:14140

Maire: Jean-Louis Blin

Mandat en cours:2008-2014

Population: 117hab. (2006)

Densité: 33hab./km²

Superficie: 3.53km²

Lieux et monuments

.Il n'y a pas d'église sur le territoire communal, l'église paroissiale ayant été détruite au début du XIXe siècle et non reconstruite.

Le Brévedent

Géographie

Arrondissement: Lisieux

Canton: Blangy-le-Château

Code postal:14130

Maire: Michel Verger

Mandat en cours:2008-2014

Population: 151hab. (2006)

Densité: 34hab./km²

Superficie: 4.43km²

Economie

.Centre Equestre