mercredi 8 avril 2009

Banvou

Banvou est une commune française, située dans le département de l'Orne et la Région Basse-Normandie.

Géographie

Arrondissement: Argentan

Canton: Messei

Code Postal: 61450

Maire: Martine Guérin

Mandat en cours: 2008-2014

Population: 586 hab. (2006)

Densité: 45 hab./km²

Superficie: 12.98km²

Histoire

Banvou (ou Bannou et Banoicum vicum, le bourg de Ban)

"En la marche de Gaule et de Petite Bretagne, il y avait autrefois 2 rois qui avaient épousé 2 soeurs germaines, l'un s'appelait Ban de Banoïc et l'autre Bohort de Gannes" (incipit du Lancelot en prose, XIIIe siècle).

La paroisse de Banvou, dans l'Orne, était autrefois la plus au nord de l'ancien diocèse du Mans, le pays des Cénomans, exactement située en marche de 3 diocèses anciens, et préalablement aux circonscriptions ecclésiastiques, à 3 pays ou pagi gallo-romains: le pays breton (diocèse de Dol), le pays normand (diocèse de Sées), le pays manceau (diocèse du Mans). Banvou occupe de fait une position privilégiée dans l'angle de la Varenne et des collines qui forment la ligne de partage des eaux entre le versant de la Manche et celui de l'Atlantique.

A Banvou se croisaient, à l'emplacement du bourg actuel, 3 voies romaines: celle de Jublains à Vieux, celle du Mans à Valognes et celle de Rennes à Lisieux.

La racine Ban, d'où la paroisse de Banvou tire son nom est d'origine germanique, elle n'a pu apparaître avant l'arrivée des Francs dans le Maine ni avant l'implantation des Bretons continentaux en Armorique à la fin du VIe siècle.

C'est là que vient s'établir au VIe siècle, un ermite, Saint Ernier, envoyé par Saint Innocent, alors évêque du Mans. Il fonde un ermitage au coeur des solitudes boisées du Passais et ses miracles défraient tôt la chronique. En son honneur se tient une procession aux étranges rites, chaque année vers le 10 août.

On y entend plusieurs récits, celui d'une fontaine qui déclenche des orages lorsque l'on y plonge un reliquaire, d'une aubépine qui fleurit l'hiver et ce autour de Saint-Ernier, dont la figure semble avoir fourni quelques traits à la confection d'un personnage de la Table Ronde, Léonce de Payerne (pagus Erneaie), régent du Banoïc dans les récits arthuriens.

Cette "gémellisation" des traits d'un personnage héroïque avec ceux d'un saint personnage est connue, elle a été étudiée par un clerc mayennais, l'abbé Moisan, qui en a fait sa thèse de doctorat ès lettres. L'érudit local René Bansard élargissant son champ de recherches à partir de ces constats avait découvert dans cette région magnifique et retirée que d'autres ermites du Bas-Maine étaient, aux marches de la Normandie, dans le même cas que Saint-Ernier et que leurs hagiographies recoupaient, sur certains points, les récits légendaires de plusieurs chevaliers de la Table Ronde: Saint Bômer (Bohamadus) et Baudemagu, le roi de Gorre, et surtout Saint Fraimbault (Sanctus Frambaldus, soit le porteur (baldo) de lance (framée) avec Lancelot du Lac, meilleur chevalier du monde, héros des romans arthuriens, né en la Marche de Gaule et de petite Bretagne, en la demeure de son père, Ban de Bénoïc.

De ces informations, allait se forger en lui l'intime conviction que le terroir du Passais avait servi de terreau à une matière qu'on appellera la Matière de Bretagne composée sous commande de Plantagenêts. Et il n'eut de cesse, jusqu'à sa mort, de développer ses hypothèses dans ce sens.

Prospectant activement sur le terrain qu'il parcourait en vélosolex pendant près vingt ans, il en était arrivé à la conclusion que le pays du Passais, (du latin passus=lieu de passage) a condensé sur son terroir un grand nombre d'événements symboliques que l'on retrouve à peine travestis dans la Matière dite de Bretagne. Ainsi, il avait croisé, à la façon d'un Schliemann vérifiant sur place les faits rapportés dans l'Iliade et l'Odyssée pour aboutir à la découverte du site hypothétique de l'ancienne Troie, parcourant à nouveau les itinéraires des chevaliers de la Table Ronde partis, par exemple, à l'aventure qui pour secourir la reine Guenièvre enlevée au royaume de Gorre (Gorron) par Méléagant le fils de Baudemagu, qui dans leur Quête du Saint Graal vers le Mons securus.

Sur ces travaux initiés à Banvou dans les années 1960 s'est fondée l'entreprise de recherche sur l'enracinement folklorique de la légende arthurienne dite hypothèse Bansard Payen développée dans plusieurs ouvrages collectifs et colloques tenus aux marches de Gaule et de Petite Bretagne et organisés par la société savante CENA depuis 1985.

Lieux et monuments

.Eglise Saint-Ernier (XIXe) en pierre, mobilier du XIXe
.Chapelle Saint-Ernier, auprès croix sculptée 1695
.Pont mégalithique de la Vallée, mitoyen avec Le Châtellier.

Personnalités liées à la commune

.Emile de Marcère, homme politique français, est inhumé au cimetière communal.
.Fernand Baratte, grand criminel, condamné à mort aux Assises de l'Orne à Alençon le 17 février 1950.

Bailleul

Bailleul est une commune française, située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie

Géographie

Arrondissement: Argentan

Canton: Trun

Code Postal: 61160

Maire: Rémy Picard

Mandat en cours: 2008-2014

Superficie: 16.67 km²

Population sans doubles comptes: 603 hab. (1999)

Densité: 36 hab./km²

Personnalités liées à la commune

.Edmond Le Boeuf, maréchal de France, y est enterré


Jardins du Lac

Jardins des Thermes



Gadage fleuri




La forêt d'Andaine à Bagnoles-de-l'Orne

Administration

En 2000, Bagnoles-de-l'Orne est absorbée par Tessé-la-Madeleine, qui, aussitôt, est rebaptisée Bagnoles-de-l'Orne.

Bagnoles-de-l'Orne appartient au canton de Juvigny-sous-Andaine, dans l'arrondissement d'Alençon. Elle est intégrée dans la 1re circonscription de l'Orne.

Bagnoles-de-l'Orne ne fait partie d'aucune intercommunalité mais fait toutefois partie du Pays du Bocage qui regroupe 12 structures intercommunales et 4 communes indépendantes.

Gastronomie

La station sait faire profiter ses visiteurs des spécialités locales normandes. On citera notamment les tripes en brochette de la Ferté-Macé, le Camembert de Normandie, le pommeau (alcool servi à l'apéritif), le cidre, le poiré, le calvados, la Bagnolaise (alcool mis au point à Bagnoles), mais encore les macarons, chocolats, Etriers normands et autres confiseries bagnolaises et normandes.

Par ailleurs, la station célèbre en automne la cueillette des champignons dans la forêt d'Andaine: cèpes de Bordeaux, bolets, lactaires, trompettes, etc...Un festival gastronomique appelé Automne gourmand est alors organisé.

Parcs et espaces verts

Bagnoles-de-l'Orne est une ville fleurie ayant obtenu 3 fleurs au concours des villes et villages fleuris.

La station se situe au coeur de la forêt d'Andaine. Un parcours de santé jalonne les abords de la ville dans la forêt.

La ville possède, en plus d'un Arboretum, plusieurs parcs et jardins: jardins bordant le Lac et le Casino, jardin des Thermes, Parc du Château, promenade verte le long de la Vée, etc...

mardi 7 avril 2009

Personnalités liées à la commune

Hughes, Vidame de la Ferté-Macé, seigneur de Tessé, Couterne et autres lieux mythiques de la forêt d'Andaine est à l'origine de la légende des eaux de Bagnoles de l'Orne.

Nul ne sait s'il est un personnage de légende ou réel, son histoire est évoquée dans un opuscule du comte de Blanzay qui parut en 1855.

Visiteurs célèbres de la station

Construit selon des règles strites et destiné à des curistes fortunés, le concept d'un quartier résidentiel en plein coeur de la forêt normande attira une clientèle aisée. De surcroît, a cette époque, l'activité thermale ne se voulait pas populaire mais favorisait au contraire l'élitisme, le luxe et les aspirations des classes sociales favorisées qui prenaient plaisir dans l'exaltation de la nature comme lieu de ressourcement.

C'est pour cette raison que Bagnoles-de-l'Orne est également connu pour les nombreux visiteurs prestigieux qui y ont résidé: le Roi et la Reine de Roumanie, le Prince Carol, le Prince Pierre de Monténégro, le Prince Georges de Grèce, le Duc et la Duchesse de Connaught, le Maréchal Pétain, le Général Nivelle, la Baronne de Rothschild, Princesse de Bibesco, la Princesse de Bettembourg, Edouard Herriot, Eugène Lefèvre-Pontalis, Alexandre Dumas, ou même la Maharani de Kapurthala.

Plus récemment, la station peut s'enorgueillir de la visite de René Coty, Georges Pompidou et Jacques Chirac.

L'assassinat des frères Rosselli

Carlo Rosselli (1899-1937) était un intellectuel et un activiste socialiste italien célèbre pendant les années entre la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale. Il consacra sa vie entière et sa fortune au combat anti-fasciste contre Mussolini, Hitler, et Franco.

Il fut assassiné avec son frère Nello (1900-1937) par des membres de "La Cagoule", probablement sur ordre de Mussolini, à côté de Bagnoles-de-l'Orne le 9 juin 1937, précisément sur la route isolée tutoyant le château de Couterne. A l'automne 1948, les huit membres du commando seront condamnés aux Assises de la Seine dans le cadre du vaste procès de la Cagoule. L'un des deux tueurs avec Fernand Jakubiez, le "serial Killer" Jean Filliol avait déjà fuit en Espagne, condamné ainsi une troisième fois à mort par contumace.

L'affaire Benjamin Saunier

La célèbre affaire Benjamin Saunier et Henri Cibois qui a lieu dans le quartier de Tessé-la-Madeleine en 1907, est jugée le 8 avril 1908 à la cour d'assises de l'Orne à Alençon.

Le Quartier "Belle Epoque"

Le quartier "Belle Epoque" de Bagnoles-de-l'Orne constitue un exemple plutôt bien préservé de ce que pouvait être un lotissement résidentiel de la bourgeoisie française du début du XXe siècle. Construit entre 1886 et 1914 et situé dans la partie méridionale de la ville, il est composé de superbes villas richement ornementées.

Des projets semblables ont été développés en France à la même époque, parmi lesquels on peut citer le Vésinet près de Paris, le parc de Aurupt à Nancy et la ville d'hiver d'Arcachon. L'ampleur du projet de Bagnoles-de-l'Orne fut considérable, le quartier atteignant le nombre de 53 villas en 1907. Ce succès peut être attribué en grande partie à Albert Christophle, ancien ministre des travaux publics et gouverneur du Crédit Foncier, qui fut l'un des principaux initiateurs du projet.

La "Villa du Crédit Foncier", un des premiers bâtiments à être construit dans le quartier, fut inaugurée en grandes pompes le 14 août 1888. Avec ses 22 chambres, sa salle de billard et bibliothèque, elle était utilisée pour la retraite et les vacances des employés du Crédit Foncier de France.

Rétrospectivement, l'opulence architecturale de constructions telles que les villas "Printania" (1905), "Simone" (1903) et "Le Castel" (1900) donne une bonne idée du goût éclectique et raffiné de cette époque.Ce sont les architectes-constructeurs Léon Bénard et Alphonse Appert qui se partagent la plus grande partie du marché Bagnolais de l'époque.

Il est clair que si le modèle local semble avoir été inspiré par le courant néo-régionaliste normand tel qu'on peut le trouver dans les stations du bord de mer de "la côte fleurie" comme Deauville, Houlgate ou Trouville-sur-Mer, il existe bien un style architectural "Bagnolais" à nul autre semblable.

En 1991, l'ensemble de ce quartier a été classé zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (Z.P.P.A.U.P.).

L'architecture Art déco

Après la brutale coupure provoquée par la Première Guerre mondiale, le développement de Bagnoles-de-l'Orne comme destination touristique continua. Pendant cette deuxième période de grande affluence, qui correspond à ce qui est connu en France comme les "années folles", le succès de la station devint international.

A cette époque, les stations thermales étaient rythmées par les concerts de musique classique, les courses de chevaux à l'hippodrome, les tournois de golf et les nombreuses autres activités de loisirs destinées à une clientèle sophistiquée et exigeante. La demande était telle qu'un deuxième casino fut finalement construit!

Comme il était essentiel qu'une ville thermale soit toujours à la dernière mode, les bâtiments érigés pendant cette période furent fortement influencés par le style "Art Déco", qui était très en vogue durant l'entre-deux-guerres. C'est principalement l'investissement privé qui permit la construction des édifices de ce nouveau style. Le milliardaire américain Frank jay Gould, déjà propriétaire du Grand Hôtel, s'intéressa de prêt a l'aménagement de la station et, à l'instar d'Albert Christophle durant la Belle Epoque, s'investit personnellement dans son développement.

Les exemples les plus intéressants de ce type d'architecture sont le "Casino du Lac" construit par l'architecte Auguste Bluysen et l'église Saint-Jean-Baptiste (1934-1935), qui est aujourd'hui inscrite au patrimoine français du XXe siècle. Ces 2 bâtiments réussirent le pari de s'intégrer parfaitement dans la verdure du paysage environnant tout en ajoutant une touche de décoration moderne basée sur l'utilisation de formes géométriques et de tons blancs.

Impact de la Seconde Guerre mondiale

La ville fut très sérieusement endommagée durant les événements de la Seconde Guerre mondiale.

Les hôtels ainsi que les casinos furent plus ou moins saccagés par les troupes allemandes stationnées sur place.

De plus, quelques jours après le débarquement, le jeudi 22 juin 1944 à 9h30, le quartier du "Petit Bagnoles" est rasé par un bombardement allié (40 pavillons sont détruits ainsi que l'hôtel de la Forêt et l'hôtel de la Biche).



L'hôtel du Roc au Chien