dimanche 26 juillet 2009

Montsecret




Géographie

Rivières et fleuves

.Le Noireau
.Le Vautigé
.La Guyanne(ou Diane)
.La Jouvine

Arrondissement: Argentan

Canton: Tinchebray

Code postal:61800

Maire: Claude Salliot

Mandat en cours:2008-2014

Superficie:10.64km²

Population sans doubles comptes:501hab.(1999)

Densité: 47hab./km²

Ses habitants sont appelés les Montsecréens et les Montsecréennes.

Histoire

.La paroisse de Montsecret appartenait avant 1789 à l'élection de Vire et au diocèse de Bayeux

.Il existait 2 manoirs, l'un à l'Orsonnière qui aurait appartenu aux La Roque et possédait quelques murs défensifs, et le second à la Grullière qui possédait quelques inscriptions en vieux gothique.

.Une partie de la paroisse appartenait à l'origine aux religieux de l'abbaye de Cerisy-Belle-Etoile qui la donnèrent en fief à Guillaume Thoury de Rollours qui vendit les terres et seigneurie à Gilles du Rozel seigneur de Cagny. En 1581, elle appartenait au sieur de Beaumanoir de Chênedollé. Un autre fief, la Hérissonnière appartenait à la famille de la Roque entre 1539 et 1650 qui avait succédé à la famille d'Arry qui l'avait longtemps possédé.

.Avant la Révolution, le bourg était composé de maisons construites sur le bord d'un antique chemin qui reliait Condé-sur-Noireau à Tinchebray. La route qui sert actuellement de rue principale n'existe que depuis 1828.

.Un terrible accident causé par la distraction d'un employé de la Compagnie des chemins de fer de l'ouest se produisit le 15 août 1879 à 7h du matin dans une courbe proche de la gare de Montsecret-Vassy entre un train de voyageurs, le 51 qui se dirigeait vers Granville et un train de marchandises, le 280 roulant normalement sur la voie unique. Les chauffeurs et mécaniciens des 2 trains furent tués ainsi que 5 voyageurs et 50 furent blessés plus ou moins gravement. Il fallu faire venir une compagnie de soldats pour assurer le service d'ordre, 10000 spectateurs étant accourus de la région.

.Au début du XXe siècle, Montsecret était siège d'un notariat, parcouru par 2 lignes de chemin de fer (la ligne Paris-Granville et la ligne Montsecret-Les Maures via Tinchebray) desservies par une gare (Montsecret-Vassy) et 2 haltes. Il y avait également 5 foires annuelles très fréquentées.

Lieux et monuments

.Eglise Saint-Michel (XVIIIe siècle)
.Moulin sur le Noireau de 1920
.Mont de Cerisy-Belle-Etoile (en partie sur la commune)










L'église Saint-Michel
Le lavoir sur le ruisseau Le Vautigé







Lavoir sur le Noireau


Vestiges préhistoriques et antiques

.Passage d'une ancienne voie romaine

Montreuil-la-Cambe

Géographie

Arrondissement: Argentan

Canton:Trun

Code postal:61160

Maire:Nicole Blin

Mandat en cours:2008-2014

Superficie:9.57km²

Population sans doubles comptes:79hab.(1999)

Densité:8hab./km²


Montreuil-au-Houlme

Géographie

Arrondissement: Argentan

Canton:Briouze

Code postal:61210

Maire: Guy Chevaucherie

Mandat en cours:2008-2014

Population:119hab. (2006)

Densité:15hab./km²

Superficie:7.82km²

Histoire

.VIIIe siècle (époque de Charlemagne): La fille du comte d'Hiémois (Exmes), Opportune, est un abbesse d'un couvent de femmes bâti à "Monateriolum" (=petit monstère), actuellement Montreuil-au-Houlme. Son tombeau et celui de son frère Saint Chrodegand ou Godegrand, évêque du diocèse de Séez, assassiné, sont placés dans cette même abbaye.

Comme beaucoup d'autres édifices civils et religieux, le monatère de Montreuil est détruit autour de l'an 1000 lors d'une des nombreuses incursions normandes. A cette époque, les restes d'Opportune et de Godegrand sont pieusement emportés à Moussy-le-Neuf en Parisis, des reliques sont redonnées plus tard à l'abbaye d'Almenêches.

.1066:Richard Basset (1035-1080), fils de Foulques d'Aulney, Seigneur d'Ouilly ("le Basset"), possède le petit fief de Montreuil-au-Houlme avec son château (de bois?). Il figure parmi les barons normands qui combattent aux côtés de Guillaume le Conquérant à la bataille d'Hastings. En récompense, il reçoit plusieurs fiefs en Angleterre où il fonde une lignée de nobles anglo-normands: son petit-fils Ralph sera le "grand justicier" d'Angleterre auprès d'Henri Ier.

.1135: Dans la guerre de succession d'Henri Ier, le gendre de ce dernier, Geoffroy V comte d'Anjou (fondateur des "Plantagenêt"), entreprend contre le nouveau roi d'Angleterre la conquête du duché de Normandie, cette action durera plusieurs années.

.1138:Lors d'une de ses expéditions, Geoffroy, venant du Maine, s'empare des "châteaux" de Carrouges, Ecouché, Bazoches-au-Houlme... Mais il échoue devant le Château de Montreuil-au-Houlme, précédemment renforcé par Ralph Basset au moyen d'une solide tour carrée en pierres de taille. Aussitôt après, l'ancien assiégé, Guillaume de Montpinçon, complétera encore les défenses du premier château de pierre.

.1552: Montreuil fait partie de la baronnie de Rasnes.

.1672: Montreuil est une des 4 paroisses, avec Faverolles, Annebecq et Ranes, constituant le nouveau "Marquisat de Rannes", (aujourd'hui Rânes).

Lieux et monuments

.Dans l'église de Montreuil-au-Houlme, les éléments Louis XIII du maître-autel proviendraient de l'église de Rânes, en effet, dans la première moitié du XVIIe siècle, le baron Henry d'Argouges fit construire le retable encore visible (portant les armes du Seigneur de Rannes et Asnebec et de sa femme), l'ancien autel fut alors donné à l'église de Montreuil.

Lieux et monuments

Mémorial de Coudehard-Montormel

Le mémorial de Coudehard-Montormel ou simplement mémorial de Montormel est un musée situé sur le mont Ormel, sur les communes de Coudehard et de Mont-Ormel dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie. Il est spécialement dédié à l'histoire de la bataille de la poche de Falaise (ou poche de Falaise-Chambois), dernier épisode de la bataille de Normandie.

Il s'agit en fait d'un espace muséographique situé très exactement au sommet de la cote 262, là où s'est officiellement fermée la poche de Falaise, le 21 août 1944, ceci expliquant le fait que le musée soit situé en rase campagne. Il se compose de 2 sites:

le monument extérieur, au sommet de la colline, est un espace de recueillement qui domine la vallée de la Dives et la plaine où se déroulés les derniers combats de cette bataille. Il a été érigé pour le 20e anniversaire de la bataille, en 1965.

le musée-mémorial proprement dit, dans le flanc-même de la colline, construit pour le 50e anniversaire de la bataille, en 1994.

Contexte historique

Le 6 juin 1944, lors du débarquement de Normandie, les Alliés ont entre autres comme objectif de prendre Caen très rapidement (le soir du 6 juin), mais la résistance allemande dans la région de Caen et dans les plaines de Caen et de Falaise repousse les Alliés.

Ceux-ci se replient alors sur le Cotentin et prennent le port de Cherbourg, vital, puis progressent vers le Sud durant l'été 1944 et se déroulent alors la bataille des Haies, l'opération Bluecoat et enfin la percée d'Avranches. Cette dernière autorise la libération de la Bretagne, de l'Anjou, et du Maine. Le Mans est finalement libérée le 8 août 1944, alors que le sud de la Basse-Normandie est toujours occupé par les Allemands...

En effet, les troupes allemandes piétinent et ont pour ordre de tenir position "jusqu'à la mort", et c'est ainsi qu'elles se retrouvent concentrées d'une part au sud de Caen, et d'autre part dans le sud du département de la Manche: la contre-attaque de Mortain avait en effet été lancée afin de couper l'étroit couloir qu'avait libéré les Alliés lors de la percée d'Avranches. enfin, la bataille de Caen s'étant terminée le 19 juillet, les Alliés réussissent peu à peu à repousser les Allemands vers le Sud.

Une large poche allemande s'est alors formée dans le sud de la Basse-Normandie, tandis qu'elle se fait encerclée de jour en jour par les Alliés:

au nord, au niveau de la campagne de Falaise
au sud, par le Maine.

Alençon est libérée le 12 août, et les Américains en provenance du Mans remontent vers Argentan. C'est alors que la situation commence à devenir vite catastrophique pour les Allemands qui se retrouveraient prisonniers si jamais cette poche venait à être fermée: on estime en effet à 40000 le nombre de soldats allemands dans cette poche.

Le 16 août 1944, Hitler ordonne d'urgence l'évacuation de la poche, mais il est déjà trop tard. Elle est finalement fermée le 21 août 1944 dans la région de Mont-Ormel, là où a été construit le mémorial.

Le monument extérieur







Tank




La plaine où se sont déroulés les derniers combats, au crépuscule.


Le musée



L'entrée du mémorial


Bilan humain et matériel

Il ne sera sans doute jamais possible de dresser un bilan exact des pertes allemandes de cette bataille. Les hypothèses les plus courantes font apparaître environ 5000 à 6000 morts. 30000 à 40000 prisonniers et une perte matérielle estimée à 5000 véhicules. Nous voilà loin d'un Stalingrad en Normandie. Les atermoiements alliés auraient permis la fuite d'environ 100000 Allemands. Certains auteurs ont pu contester ces chiffres, jugés bas. Mais la résistance ultérieure des Allemands, et la contre attaque des Ardennes ont montré que les Allemands avaient pu extraire une bonne partie de leurs unités, et surtout de leur encadrement. Seul un cinquième des commandements de corps et génaraux de division ont en effet été capturés.

Les Canadiens enregistrèrent le plus lourd tribut allié avec près de 18000 pertes. Les Polonais ont été éprouvés dans cette bataille avec 1500 pertes pour la seule 1re division blindée. D'une manière générale, les forces américaines ont eu des pertes mineures, n'ayant pas porté l'effort principal de la bataille.

Controverses liées à la bataille de la poche de Falaise

Le demi-échec relatif des Alliés dans cette bataille a donné lieu à certaines joutes, parfois vindicatives pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Divers points ont été évoqués par mémoires interposées des acteurs concernés.

Lenteurs britanniques?

Le reproche constant fait à Montgomery dans la campagne de France de 1944 est sa lenteur d'action et son manque de mordant. L'examen des faits montre une propension effective du général Montgomery à ne pas pousser à l'extrême ses forces. Il a toujours affirmé que cela avait été aménager ses hommes. Le souvenir des boucheries de la Première Guerre mondiale était encore vivace dans les années 1940. Par ailleurs, il est clair à l'examen du déroulement de la bataille de NNormandie, que la 2e armée britannique a fait face aux meilleures unités de la Wehrmacht, et à pratiquement toutes les divisions blindées allemandes. Ce qui a eu pour effet de contrarier toute velléité offensive britannique. Ce reproche est donc toujours discuté aujourd'hui avec plus ou moins de mauvaises foi.

Manque de vision stratégique américaine?

Le reproche a aussi été fait au général Bradley de ne pas avoir poursuivi son offensive au delà d'Argentan autour du 15 août 1944. Il aurait eu en effet potentiellement l'occasion de percer radicalement dans le dos des armées allemandes, en concentrant l'intégralité du XVe corps américain de part et d'autre d'Argentan. Au lieu de cela, il a divisé les forces du général Haislip, contre l'avis du général Patton. Il aurait voulu courir 2 lièvres à la fois: encercler les Allemands et gagner des têtes de pont sur la Seine. Il aurait aussi respecté à la lettre les frontières inter-armées définies à l'avance, et aurait refusé de les trangresser, de peur que les armées alliées ne s'entretuent en se rencontrant. Enfin, il se serait basé sur des informations non fiables indiquant que dès le 15 août, la grande majorité des unités allemandes avaient déjà quitté la nasse. Ce qui ne faisait plus de l'encerclement une priorité.
Nombreux sont les historiens qui stigmatisent cette attitude du général américain, considérant que les Alliés ont manqué une occasion importante de capturer l'intégralité des armées allemandes coincées dans la poche. D'autant qu'une vision plus large des choses, avec l'adoption du plan montgomery d'encerclement sur la Seine, avit de réelles chances de succès. La responsabilité américaine semble ici nettement engagée.

Faible enthousiasme de la division Leclerc?

Un autre reproche fait aux Alliés, et ici particulièrement aux Français, consiste dans le peu d'allant dont aurait fait preuve le général Leclerc devant les demandes d'engagement de la 2eDB à Argentan. Patton et Bradley se firent l'écho d'un acte de désobéissance caractérisé du général Leclerc au général Haislip, afin de préserver sa division. En effet, dès le 15 août, les Français envisageaient de foncer sur Paris pour libérer la capitale qui se préparait à l'insurrection. L'exemple de celle de Varsovie et de sa répression meurtrière par les troupes nazies sous l'oeil passif des Russes est dans tous les esprits à ce moment-là.

De leur côté, les défenseurs de Leclerc affirment que c'est la division des forces du XVe corps qui a empêché la capture d'Argentan et la fermeture rapide de la poche, et non pas la prétendue mollesse d'une seule division.


Le bilan

Une victoire stratégique alliée incontestable

Stratégiquement, c'est une victoire importante. Deux armées allemandes sont très affaiblies, l'espace géographique est brutalement occupé et rien ne semble pouvoir arrêter la furia des divisions du général Patton. Déjà, les patrouilles motorisées britanniques et américaines gagnent des têtes de pont sur la Seine, et Paris se soulève en attendant l'arrivée des chars libérateurs.
En 3 semaines de combats depuis la percée d'Avranches, les données de la bataille de France ont totalement changé. Les Alliés reprennent l'initiative, et les Allemands, bousculés, ne sont plus en mesure d'opposer une quelconque résistance organisée. Une victoire rapide des Alliées en Europe semble possible.

Une victoire opérationnelle contrastée

Qu'ont fait les Alliés de la brillante percée de Patton à Avranches le 31 juillet? Sur un plan opérationnel, ils ont été incapables de refermer la poche que les Allemands ont eux-mêmes constituée en contre-attaquant à Mortain.
La poche pouvait-elle être fermée plus tôt?Oui, disent les historiens pratiquement à l'unanimité. Et les mêmes sont dubitatifs quant aux causes de cette incapacité. Il y a eu ici une défaillance, un moment de doute, que les Allemands ont utilisé à leur avantage.
D'une manière générale, les Alliés semblent avoir surestimé la puissance de leur aviation d'appui au sol. Certes, elle est repsonsable d'une forte proportion des pertes allemandes de la poche, mais n'a pu empêcher l'évacuation des armées allemandes.
Globalement, 2/3 de la VIIe armée sont parvenus à sortir de la passe, même si une bonne parue de l'armement lourd et des véhicules a du être abandonnée.

Et les Polonais ferment la poche

Mais les Allemands refusent de céder. Le 20 août, le maréchal Model lance sa contre-attaque décidée 2 jours plus tôt. Depuis cette décision, les dernières possibilités pour les Allemands de s'échapper avaient disparu (Trun, Saint-Lambert-sur-Dive et Chambois). Or comme les Alliées semblent occuper leurs objectifs de manière assez légère, l'opération pourrait avoir de bonnes chances de succès. En fait, ce plan n'a plus aucune réalité puisque, dans le temps écoulé, à la fois Trun et Chambois ont été renforcés par les Alliés.Impossible d'espérer dégager ces villages. L'assaut se reporte donc plus à l'est, sur Mont-Ormel. Les unités polonaises du 10e régiment blindé et du 8e régiment d'infanterie légère qui l'occupaient, sont rapidement isolées.Mais les Polonais résistent farouchement pendant 2 jours entiers, eux-mêmes encerclés. Des parachutages de vivres et de munitions assurent la continuité de cette résistance. La contre-attaque du IIe corps blindé SS permet à plusieurs milliers d'hommes de passer la Dives à gué, et de s'extraire de la poche. Mais c'est la dernière tentative allemande de dégagement de ses troupes encerclées. Désormais, la porte est close.

Le 21 août, le sort en est bien jeté. Les unités allemandes encore en état à l'extérieur de la poche de Falaise font mouvement de retraite vers la Seine, dont certaines passages en amont et en aval de Paris sont déjà occupés par les pointes motorisées alliées. Celles qui restent à l'intérieur n'ont plus d'autre solution que de se rendre en masse aux Alliés.

Les Allemands résistent efficacement

Au soir du 17 août 1944, la nasse renferme encore la 7e armée allemande, une part de la 5e armée blindée ainsi que le groupement blindé Eberbach, qui semblent tous sur le point d'être capturés. Seuls 2 corps d'armée de la 5e armée blindée restent hors du piège. Ainsi, ce sont 100000 Allemands qui sont encore entassés dans la poche. L'analyse américaine, concluant à une évacuation quasi-totale de la poche par les Allemands autour du 15 août, était donc fausse.Quoi qu'il en soit, en fin de journée, le franchissement de l'Orne par la 7e armée allemande est achevé avec les plus grandes difficultés.


Le 18 août, le maréchal Model, nouveau commandant en chef à l'ouest, prévoit une contre-attaque du IIe corps blindé SS depuis Vimoutiers vers Trun. Ceci pour laisser encore une porte de sortie au maximum d'unités allemandes encerclées.
Pendant ce temps, les Canadiens investissent Trun. Un détachement du Régiment des Argyll & Sutherland Highlanders of Canada de la 4e division blindée canadienne, parvient à prendre pied à Saint-Lambert-sur-Dive plus au sud, à mi-chemin entre Trun et Chambois.Les Canadiens peuvent dès lors, observer les mouvements de retraite allemands sur l'une des dernières routes encore ouverte. Cette route passe sous les feux de l'artillerie canadienne et de l'aviation, qui réalisent un carnage. Il reste encore à ce moment les débris de 20 divisions allemandes dans la poche.

Le 19 août, une partie de la 1re division blindée polonaise du général Stanislas Maezeck occupe Mont-Ormel, la très importante cote 262, qui commande l'ensemble du secteur.L'objectif de l'autre partie de sa division est Chambois, afin de fermer la poche une bonne fois pour toutes. Les combats sont très meurtriers, le village étant attaqué sur 3 côtés. Mais les Allemands réussissent à résister une partie de la journée. Le village est attaqué une nouvelle fois par le sud, par des éléments de la 90e division d'infanterie américaine épaulés par le groupement tactique Langlade de la 2eDB française. La résistance allemande cède en fin d'après-midi, et les 2 armées alliées font enfin leur jonction. Les Polonais et les Américains ont réussi à éviter toute méprise et tombent dans les bras les uns des autres.Mias la poche n'est pas encore hermétiquement close.

Hésitations alliées




Vissé sur les directives de l'opération Overlord, le commandement allié suit le plan Cossac de 1943 qui prévoit une progression relativement lente mais systématique vers l'Allemagne. Une frontière imaginaire existe entre les Américains et les Anglais, laquelle ne doit pas varier, même devant les événements favorables de début août 1944. Le général Bradley décide, de ce fait, de ne pas effectuer d'effort important à d'Argentan, afin de pousser rapidement vers la Seine. Dans l'esprit du stratège américain, il revient à la 1re armée canadienne de fermer la poche. D'autant que "la majorité des forces de la 7e armée allemande avait dû s'échapper", pense-t-il. Aussi, une partie du XVe corps américain est-il dirigé vers Dreux le 15 août. La 2e division blindée française et la 90e division d'infanterie sont laissées face à Argentan en flammes, toujours occupée par la 116e division blindée du groupement Eberbach.

Le 16 août, le maréchal Montgomery appelle le général Bradley pour lui proposer que les canadiens et les américains se rencontrent sur une zone entre Trun et Chambois. Immédiatement, Patton donne l'ordre aux 80e et 90e divisions d'attaquer entre Argentan et le Bourg-Saint-Léonard en direction de Chambois afin de couper la route de Falaise à Gacé. Mais la résistance acharnée des débris de la 116e division blindée allemande met en échec l'action de la 90e division américaine. Ce qui permet aux Allemands d'évacuer plusieurs unités tout au long de la nuit du 16 au 17 août 1944.

Au nord, la 1re armée canadienne repasse à l'attaque le 17 août. La 4eDB canadienne et la 1re DB polonaise sectionnent la 21e division blindée allemande, et foncent droit devant en direction de Trun par un large mouvement tournant qui prend les Allemands par surprise. Malgré la violence de l'attaque et la détermination des troupes alliées, Trun résiste encore une journée.

Les Allemands

Cette journée a été la plus atroce de ma vie.Adolf Hitler
S'exprimant le soir du 15 août 1944 en conférence avec ses officiers, le Führer a vu tous ses ordres de la journée contrariés par les évenements, les uns après les autres. La grande affaire du jour avait été le début de l'opération Anvil-Dragnoon, le débarquement de Provence dans le sud de la France. L'ouverture d'un troisième front à l'ouest marque un tournant dans la Bataille de France. Ce même jour, les mauvaises nouvelles du front normand n'ont cessé de s'accumuler. Les jours précédents, l'ensemble de la 7e armée se trouvait encore à l'ouest de l'Orne avec les restes d'une quinzaine de divisions. Hitler espérait encore contre-attaquer une nouvelle fois en direction d'Avranches. Il refusait jour après jour toutes les demandes de repli. Mais comment admettre qu'une contre-attaque de vingt divisions soit lancée à nouveau, alors que loin derrière, l'ennemi s'affaire à nouer le noeud coulant avec lequel il va l'étrangler. Finalement en fin de journée, Hitler renonce à cette opération sans espoir de succès, et accepte, sous la pression des événements, de replier ses troupes derrière l'Orne. Mais n'est-il pas trop tard?
Le 16 août, le général Von Kluge, juste avant son départ, donne l'ordre de retraite générale à la 7e armée. Dès son arrivée, le maréchal Model confirme immédiatement l'ordre de son prédécesseur, et le complète en incluant le groupement blindé Eberbach. La situation dans la poche devient difficile du fait de la raréfaction des voies de retraite. Seuls 4 ponts restent accessibles pour le franchissement de l'Orne. Cette concentration de colonnes est un bienfait pour l'aviation alliée qui se jette sur ces cibles faciles. Rappelons que la grande majorité des moyens de transport allemands de cette époque est encore largement hippomobile. Les chevaux sont victimes de ces combats et leurs cadavres remplissent littéralement certaines zones des combats. Les rares forces encore actives à la disposition du général Hausser effectuent quelques combats de retardement qui permettent de contenir les Américains au Sud. La situation est bien pris plus grave face aux Canadiens.

Vers un Stallingrad en Normandie? 17 au 21 août 1944

Pour rappel, la bataille de Stalingrad d'octobre 1942 à janvier 1943 avait provoqué l'annihilation complète de la 6e armée allemande du maréchal paulus. Les Allemands y perdirent définitivement environ 230000 hommes, puis le matériel d'une douzaine de divisions et la capture d'un maréchal et de 25 généraux. Peut-on établir un parallèle entre cette véritable victoire stratégique soviétique et la bataille de Falaise?


La situation alliée au nord


L'opération Tractable est lancée le 14 août à la mi-journée. Cette fois, la détermination est totale chez les Canadiens et les Polonais: on ne s'arrêtera pas à Falaise capturée mais on poursuivra dans la foulée sur Argentan, Monty ayant été très clair sur les objectifs: capturer Trun. Une fois de plus, une masse blindée est mise en place, avec de l'infanterie montée dans des chars sans tourelles. L'ensemble se met en marche derrière un écran de fumigènes destiné à aveugler les défenseurs. L'infanterie allemande est totalement submergée. La rivière laizon est rapidement franchie, et le premier rideau antichar ennemi forcé en fin d'après-midi. A la tombée de la nuit, les pointes de la 3e division canadienne ne sont plus qu'à 5km de Falaise. Une diversion canadienne opérée par la 2e division d'infanterie devait attirer les réserves allemandes.

Soldats canadiens à l'entrée de la ville de Falaise

Mais un groupement tactique de la 12e division blindée SS, renforcé d'une dizaine de pièces de 88mm, barre le passage sur la dernière crête avant Falaise. Des notes de briefing sont capturées sur un officier canadien tué, lesquelles indiquent clairement l'axe d'offensive allié.La feinte n'a pris. De nuit, des patrouilles atteignent la route de Falaise à Saint-Pierre-sur-Dives. Toutefois, les Allemands résistent toute la journée du lendemain 15 août avec l'acharnement du désespoir. Pendant ces événements, la 1re division blindée polonaise parvient à franchir la Dives à Jort ce qui constitue un exploit. En somme, une assez bonne journée pour la 1re armée canadienne.

Le 16 août, la 2e division d'infanterie canadienne attaque brusquement Falaise par l'ouest et surprend la petite garnison allemande. Au soir, toute la ville est aux mains des Canadiens, à l'exception de l'Ecole normale qui ne cède que le lendemain du fait de la résistance acharnée de cinquante Hutlerjungend fanatises, seuls trois survivants sont capturés. Comme la situation est favorable, le général Simmonds décide que la 4e division blindée a désormais Trun pour objectif, en conjonction avec les Polonais. Le général Crerar ordonne son 1er corps vers Lisieux tout en le renforçant de la 7e division blindée britannique. Les 2 pinces de la tenaille alliée ne sont plus désormais séparées que par 19kilomètres.


C'est un coup très dur pour les Allemands, car Alençon forme un centre de ravitaillement important de la 7e armée allemande. La situation logistique de ces troupes, déjà déplorable, ne peut que devenir désespérée. Afin de contrer cette grave menace, le nouveau groupement blindé (Panzergruppe) Eberbach est concentré afin de contre-attaquer vers Alençon, reprendre la ville, et détruire les forces blindées alliées du secteur. Sur le papier, les forces en présence sont impressionnates avec 5 divisions blindées et une division d'infanterie. La réalité est évidemment loin de ces chiffres et donne une fausse impression de puissance. Le 13 août, la 2e division blindée allemande se met en marche sur 2 colonnes vers le sud.Mais en raison de la couverture aérienne alliée, elle n'atteint pas ses objectifs. Elle se retrouve en pointe à Rânes le 14 août et perd le contact avec le groupement blindé Eberbach, sans avoir menacé en quoi que ce soit la progression alliée. Le groupement blindé Eberbach se replie dès lors sur Argentan afin de défendre la ville.

Patton décide d'engager le XXe corps d'armée américain à droite du XVe corps, afin de couvrir le flanc droit de l'attaque. A cette fin, la 80eDI américaine est poussée vers Bourg-Saint-Léonard. Au même moment, les Ve, VIIe et XIXe corps américains solidifient leurs fronts afin de repousser uniformément les Allemands vers le fond de la poche. Sans en réferer au général Montgomery, le général Bradley arrête ses troupes juste au sud d'Argentan le 13 août, au moment où elles allaient se jeter sur la ville pratiquement sans défenses. Considérant que l'ennemi est très faible entre la Dives et la Seine, et qu'une bonne partie des Allemands a réussi à s'enfuir, il souhaite consacrer une part du XVe corps américain à une progression plein Est avec Dreux pour objectif primaire. Cette division des forces va avoir des conséquences funestes sur le plan initial et la fermeture de la poche.

Situation alliée au sud

Le 12 août, le XVe corps d'armée américain lance son offensive vers le nord afin de contribuer à la fermeture de la poche. Ceci selon les ordres de Patton qui avait exigé que ses troupes atteignent la ligne Sées-Carrouges dès que possible. Les 5eDB et 79eDI américaines occupent Sées alors que la 2eDB française du général Leclerc, appuyée de la 90eDI américaine, s'empare d'Alençon.

Les intentions américaines:Objectif Argentan, mais pas plus loin

Depuis le 1er août 1944, la 3e armée américaine s'extrait de Normandie et se répand en Bretagne et en Mayenne. Après la libération du Mans, l'ordre est donné au XVe corps américain d'effectuer un crochet vers le nord, objectif Argentan. Le général Bradley, que le contexte politique des offensives inquiète, respecte une certaine délimitation du terrain d'attaque. Il craint une collision meurtrière entre les Canadiens qui avancent via un axe nord-sud, et les troupes du général Haislip. Les forces américaines ne doivent donc pas dépasser une position située un peu au nord d'Argentan.


Plans allemands

Le maréchal Von Kluge se rend parfaitement compte des intentions alliées, que ceux-ci cherchent à l'encercler. Il le rapporte à Hitler dans des messages nombreux et constants. Alors que le Führer exige la reprise de la contre-offensive sur Avranches, les troupes de Patton capturent Alençon le 12 août. C'est une importante contrariété pour les Allemands, car la cité normande est la principale base logistique de la 7e armée. Dès lors, le haut commandement allemand n'a plus d'autre choix que la retraite. Mais c'est sans compter sur la rigidité d'Hitler qui refuse obstinément toute retraite. Il n'accepte que quelques ajustements du front, toujours enfermé dans son univers personnel, coupé de toutes les réalités. Ce sont donc 2 armées allemandes ligotées qui doivent se battre contre une tentative d'encerclement par 4 armées alliées, décidées à obtenir une victoire décisive.

Le déroulement de l'offensive et la situation dans la poche du 12 au 16 août 1944

La poche de Falaise est déjà totalement délimitée le 12 août 1944. De la forme d'un U allongé de 30km, l'ouverture de 9km de large se trouve orientée à l'est. A cette date Falaise, Argentan, Flers et Condé-sur-Noireau délimitent son espace.


Les plans: le dilemme après la percée

Les Alliés sont au courant de l'état catastrophique des forces allemandes, ainsi que de leur incapacité à les renforcer. En effet, le groupe Ultra, spécialisé dans le décodage d'Enigma, alimente le haut commandement allié en informations secrètes, de nature à déjouer tous les plans allemands. C'est sur cette base que la contre-attaque allemande vers Avranches a pu être déjouée: c'est aussi à l'aide de ces informations décisives que les Alliés décident d'encercler les Allemands.

Le haut commandement allié est pris dans le dilemme classique d'une armée qui perce subitement un front fixe: exploiter ou encercler? Le commandement allemand avait connu cette expérience difficile sur le Front de l'Est, notamment en 1941, en choisissant l'encerclement au détriment de l'exploitation lointaine. C'est un casse-tête car un général ne dispose en effet jamais de suffisamment d'effectifs pour atteindre les 2 objectifs simultanément (encerclement et poursuite).Le premier réflexe du commandement allié est d'exploiter, puisque la 3e Armée américaine du général Patton lance déjà des pointes en Bretagne puis aussi vers le Mans. Aussi, les informations reçues à la fois d'Ultra et de la reconnaissance aérienne occasionnent un changement de plans. Un consensus émerge rapidement au sein du haut commandement allié afin d'envisager l'encerclement des forces allemandes situées à l'ouest de la Dives.

Les intentions anglo-canadiennes:Objectif Falaise puis fermeture de la poche

Le 21e groupe d'armées sort juste de l'Opération Totalize. Cette action opérationnelle avait été lancée le 7 août 1944, après la capture du mont Pinçon par la 43e division d'infanterie britannique.Le IIe corps canadien du général Guy Simonds, appuyé sur sa gauche par la 1re DB polonaise s'élance plein sud. Au prix de très violents combats incluant des bombardements massifs par l'artillerie et l'aviation, les Canadiens parviennent à s'approcher à 10km de Falaise, mais sont stoppés par la résistance acharnée des soldats de la 12e division blindée SS le 10 août 1944. Ceux-ci savent parfaitement utiliser le terrain coupé de haies du bocage normand.

Afin de poursuivre l'offensive, le général Montgomery a pour ambition de rouler vers la Seine, via un très large encerclement. Le 10 août, il expose son plan à Bradley et Eisenhower, mais la décision est prise de réaliser un mouvement en pinces vers Argentan et Falaise. Le vainqueur d'El Alamein met immédiatement au point une nouvelle opération, baptisée Tractable, dont le départ est prévu le 14 août.L'objectif est de s'emparer de falaise le plus vite possible afin de couper les routes de retraite alemandes. L'ojectif secondaire doit permettre de gagner les passages sur la Dives afin d'empêcher tout reflux allemand vers la Seine. Le commandement anglo-canadien a désormais de bonnes chances de réussite, puisque le front allemand devant lui est dégarni au profit des secteurs qui font face aux Américains.

Physionomie du champ de bataille

Le champ de bataille de la poche de Falaise est un quadrilatère dont les 4 angles sont initialement les villes de Condé-sur-Noireau, Flers, Argentan et Falaise. Les dimensions de ce rectangle sont de 40km sur 20km. Ce rectangle est divisé par 2 coupures fluviales d'importance, orientées sud-nord: l'Orne à l'ouest et la Dives au centre. Ces 2 cours d'eau ont creusé des vallées encaissées bordées de fortes dénivellations, canalisant les mouvements vers les routes. Les ponts et passages divers devienennt rapidement des objectifs stratégiques. 3 routes permettent des déplacements est-ouest:Falaise-Vire, Argentan-Flers, et la petite départementale Argentan-Vire, qui est la voie d'évacuation principale de la Wehrmacht. Cette dernière route traverse une hauteur escarpée au nord-est de Trun, le Mont-Ormel, secteur stratégique dont la valeur n'échappe pas aux belligérants, Falaise constitue la limite sud du bocage normand. Le terrain des combats est ainsi semé de champs ouverts, et donc moins propices aux actions défensives, hormis dans les agglomérations adjacentes.





L'armée allemande pèche encore et toujours sur le plan logistique, avec une capacité faible d'approvisionnement en munitions et une incapacité quasi complète à remplacer les pertes en hommes et matériels. Le moral des soldats allemands de cette période de la guerre était en général faible, encore amoindri par l'échec de la contre-attaque de Mortain. Certaines unités connaissent même des redditions massives pendant la progression rapide des américains après la percée d'Avranches.
Seules quelques unités fanatiques de la Waffen SS ont une capacité de rétablissement moral permettant de contre-attaquer efficacement. L'articulation de l'armée allemande est la suivante:

La 5e armée blindée du général Eberbach comporte 4 corps d'armée pour un total de 12 divisions dont 4 divisions blindées.

La 7e armée du général Hausser composée de 4 corps d'armée aligne 16 divisions dont 6 blindées.

Ainsi, sur le papier, la Wehrmacht aligne 28 divisions dont 10 blindées, mais on sait qu'il ne s'agit plus, dans la plupart des cas, que de débris. On estime qu'elle n'est forte qu'au maximum de 250 000 hommes et 250 chars pour faire face aux Alliés dans cette ultime bataille en Normandie.


Le 12e grouped'armées du général Omar Bradley est organisé en 2 armées de la même manière: la 1re armée américaine du général Courtney hodges à 2 corps d'armée et la 3e armée américaine du général George Patton à 4 corps d'armée.Les Américians disposent ainsi de 21 divisions, dont 6 blindées, y compris la 2e division blindée française du général Leclerc, soit 320 000 hommes et plus de 2000 blindés.

Bien que très fortement affectées par la guerre d'usure qu'elles viennent de subir, les troupes alliées restent quasiment à 100% de leur capacité grâce à la puissante du système de ravitaillement allié. Le moral est très haut depuis la victoire de Patton et son échappée en Bretagne. Le soldat allié sent que la victoire décisive est à portée. Les forces alliées totalisent ainsi 37 divisions dont 11 blindées, ou près de 600 000 hommes et 3500 chars, y compris les unités rattachées (brigades et bataillons divers). La supériorité numérique alliée est donc totale, sur terre comme les airs.

Allemands

Après la réforme organisationnelle du 6 août, précédant l'offensive allemande sur Avranches, 2 armées allemandes sont en ligne face aux Alliés. Les unités qui les composent ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes, totalement usées par les 2 mois de combats en Normandie. Elles ne consistent plus, pour la moitié d'entre-elles, qu'en groupements tactiques (Kampfgruppe) totalisant moins de la moitié (parfois moins du quart) de leur force initiale: l'appellation de division doit donc être relativisée dès lors qu'elle s'applique au camp allemand. Le général allemand Hausser estime que la bataille de Normandie a détruit pratiquement 8 divisions allemandes en juillet. Cela dit, la force allemande de Normandie encore en place début août 1944 reste une puissance respectable, encore correctement équipée en blindés et moyens antichars, dont environ 100 canons de 88mm et 75mm devant Falaise.

Forces en présence

Les Alliés sont organisés en 2 grandes forces, l'une anglo-canadienne et l'autre américaine. Les Allemands, après leur échec de Mortain, ou des forces très affaiblies, mais encore combattives.

Alliés

Depuis la réorganisation d'août, le 21e groupe d'armées du général Montgomery est organisé en 2 armées distinctes: la 2e armée britannique du général Sir Miles Dempsey et la 1re armée canadienne du général Harry Crerar.

L'armée britannique est forte de 3 corps d'armée à 3 divisions chaque. L'armée canadienne est constituée de 2 corps d'armée. Ces forces totalisent 16 divisions, dont 5 blindées, soit 240 000 hommes et 1500 blindés. Ce début du mois d'août voit l'engagement de la 1re division blindée polonaise du général Maezek, juste débarquée le 31 juillet.





Relations et réorganisations alliées

Cette fin de bataille de Normandie se déroule sous fortes tensions entre Alliés britanniques et américains, voire entre Anglais et Canadiens. Les opérations se prolongent depuis beaucoup trop longtemps sans vraie victoire stratégique. Au plus haut niveau politique, les interrogations sont multiples. Des conflits larvés se font jour et gangrènent la confiance mutuelle qui avait prévalu jusqu'ici. Par ailleurs, le nombre de divisions placées sous l'autorité de la 1re armée américaine allant croissant, la situation commence à être difficilement gérable pour le général Bradley. (*voir photo) Aussi, le général Dwight Eisenhower, commandant en chef du théâtre d'opérations Europe (ETO) profite-t-il de la victoire américiane d'Avranches pour réorganiser le commandement allié.

Général Omar N.Bradley

Jusqu'alors, l'ensemble des opérations terrestres avaient été prises en main par le général Bernard Montgomery, chef du 21e groupe d'armées. Eisenhower crée le 12e graoupe d'armées et met à sa tête le général Omar Bradley, jusqu'ici chef de la 1re armée américaine.Courtney Hodges est nommé commandant de la 1re armée américaine.Montgomery reste commandant en chef des forces terrestres, mais le général Dwight Eisenhower s'apprête à prendre sa place, afin d'être en position d'arbitre des 2 commandants de groupes d'armées. Enfin, le débarquement de la 4e division blindée canadienne permet aux Canadiens de gagner leur autonomie par la création d'une armée forte de 2 corps d'armée, dont un canadien à 2 divisions blindées et 2 divisions d'infanterie.

Situation du haut commandement allemand

Le contexte est marqué par la confusion issue des complexités d'organisation de la Wehrmacht.Le Maréchal Von Kluge est un fidèle d'Hitler. A ce moment de la bataille, il combine les rôles de commandant du groupe d'armées B et de commandant en chef des forces armées à l'Ouest. Soupçonné d'avoir trempé dans le complot du 20 juillet contre Hitler, il agit avec un zèle extrême et fait tout pour s'affranchir des soupçons du Führer. Aussi, tous les ordres qu'il reçoit sont-ils traités à la lettre, sans aucune forme d'interprétation, aboutissant au final aux pires catastrophes. Pendant la journée du 15 août 1944, à l'occasion d'une inspection dans la poche, il disparaît sans donner de nouvelles, réapparaissant au QG du g"néral Eberbach à la nuit tombée. Les soupçons de trahison sans aucun fondement pèsent de plus en plus sur le Feldmarschal, finalement révoqué le soir du 17 août par Hitler. Walter Model, le pompier de service, en provenance du Front de l'Est, le remplace au pied levé dès le 18 août 1944, au pire moment de la bataille.Von Kluge est convoqué à Berlin pour s'expliquer, destination qu'il n'atteindra jamais car il se suicide au cyannure, le 19 août, au bord de la route, pendant le trajet, en laissant une lettre assez prophétique à destination d'Hitler.

Autre personnage, le général Heinrich Eberbach est en charge de la 5e armée blindée. Il fait face aux Anglo-Canadiens, qui pressent pour capturer Falaise. En opposition aux ordres reçus, il refuse de libérer 3 divisions de panzers pour la contre-attaque de Mortain, considérant comme imminente l'attaque contre ses propres positions.Dès avant la fin de la contre-attaque allemande sur Avranches, l'opération Totalize démarre face à ses troupes, lui donnant raison après-coup.Mais ce refus d'obtempérer l'amène à la disgrâce aux yeux d'Hitler, qui le relègue au commandement d'un corps d'armée blindée. Le général SS Sepp Dietrich le remplace à la tête de la 5e armée blindée. Le général SS Paul Hausser commande de son côté la 7e armée allemande au grade d'Oberstgruppenführer (Général de corps d'armée).Premier général de la Waffen-Ss à commander une armée, il est haï par le haut commandement du fait de sa promotion trop rapide. Son armée est littéralement vaporisée par l'opération Cobra, qui le laisse avec des restes de divisions à gérer. En résumé, le commandement en chef est donc confié à un fidèle d'Hitler en plein milieu de la bataille, le général Model, et les 2 armées sous son autorité, à 2 généraux de la Waffen-SS, signe clair de la défiance d'Hitler envers la Wehrmacht.




Mont-Ormel

Géographie

Vue de la plaine où se sont déroulés les derniers combats depuis le mont Ormel, au crépuscule

Le mont Ormel est un sommet de Normandie, situé dans le département de l'Orne au nord-est d'Argentan, dans le pays d'Auge. Il a donné son nom à la commune de Mont-Ormel.

Culminant à 263m, ce sommet est célèbre car, le 21 août 1944, il fut le lieu où la poche de Falaise, ultime épisode de la bataille de Normandie, s'est refermée. Le mémorial de Coudehard-Montormel, également appelé mémorial de Mont-Ormel ou mémorial du mont Ormel, est érigé en souvenir de cette bataille, sur le flanc même de la montagne.

Arrondissement: Argentan

Canton: Trun

Code postal:61160

Maire: Gilbert Godeau

Mandat en cours: 2008-2014

Population:55hab. (2006)

Densité: 15hab./km²

Superficie: 3.73km²

Histoire

21 août 1944: Fermeture de la poche de Falaise au mont Ormel et fin de la bataille de Normandie.

La poche de Falaise

La Poche de Falaise ou Poche de Chambois Mont-Ormel ou encore Poche de Falaise-Chambois, fut le théâtre de la dernière opération de la bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette opération se déroula du 12 au 21 août 1944 dans une zone située entre les 4 villes normandes de Trun, Argentan, Vimoutiers et Chambois pour s'achever près de Falaise.

La bataille de la poche de Falaise est une victoire stratégique pour les Alliés.Confinés en Normandie pendant 2 mois, ils projettent enfin leurs forces dans tout le nord de la France, et manquent de peu l'encerclement de 2 armées allemandes avec leurs dizaines de divisions.

En cela, la victoire est mitigée et a occasionné une controverse entre Américains et Britanniques qui perdure encore aujourd'hui.


Contexte

Situation militaire

Après le débarquement de Normandie du 6 juin 1944, la guerre s'enlise côté américain devant Saint-Lô dans la Bataille des haies, et côté anglo-Canadien dans la Bataille de Caen:la progression est difficile vers Falaise.


Le maréchal Bernard Montgomery se bat avec une armée anglo-canadienne à coup d'opérations limitées et violentes.Faisant face à la majorité des moyens blindés de la Wehrmacht, sur un terrain (de bocages normands) défavorable à l'offensive motorisée, la progression britannique est lente et coûteuse.

L'Opération Cobra du 25 juillet 1944, coup de tonnerre planifié par le général Omar Bradley, libère soudainement toute la 3e armée du général Patton après cinquante jours de petites avancées. Le 1er août 1944, la percée d'Avranches permet le jaillissement des divisions américaines vers la Bretagne, seconde étape du plan Overlord. Il devient vite évident que, devant la faiblesse de la 7e armée allemande, une occasion unique se présente d'asséner un coup massif à la Wehrmacht.Une réunion entre Bradley et Montgomery, le 2 août 1944, parvient à la conclusion qu'un seul corps d'armée américain, avec le concours de la Résistance française, serait suffisant pour nettoyer la Bretagne. D'autre part, on décide que le général Patton devrait s'assurer les passages de la Loire au sud, "et se tenir pret à se lancer vers l'est (Paris) avec de puissantes forces blindées et motorisées".
Contre toute logique militaire, plutôt que se replier en ordre sur les coupures fluviales après la percée américaine, Adolf Hitler imagine une offensive sur Mortain. En décidant cela, il pousse en effet l'armée allemande vers la destruction. Le Führer a pris personnellement en charge les opérations militaires à l'Ouest depuis l'attentat du 20 juillet 1944, car il a perdu toute confiance dans les militaires de ses états-majors. Il n'écoute plus aucun avis, ni aucune mise en garde. C'est donc un plan complet de la main d'Hitler qui est adressé au maréchal Von Kluge. La contre-attaque de Mortain, lancée le 7 août 1944, est un échec cuisant pour les Allemands, qui laissent une partie de leurs forces très dangereusement en pointe.


Montmerrei

Géographie

Arrondissement: Argentan

Canton:Mortrée

Code postal:61570

Maire: Claude Duval

Mandat en cours:2008-2014

Population:413hab. (2006)

Densité:33hab./km²

Superficie: 12.67km²

Personnalités liées à la commune

.Maurice Aubert (1914 à Montmerrei 2005), géologue, hydrogéologue

Montilly-sur-Noireau

Géographie

Arrondissement:Argentan

Canton:Flers-Nord

Code postal:61100

Maire: Michel Rabardy

Mandat en cours:2008-2014

Superficie:11km²

Population sans doubles comptes: 763hab. (1999)

Densité:69hab./km²

Ses habitants sont les Montillais

Histoire

En 1936, Montilly devient Montilly-sur-Noireau

La foire Saint-Denis

Montilly sur Noireau, commune rurale de 775 habitants, doit une certaine renommée régionale à la foire Saint Denis.

La foire Saint-Denis est l'une des plus réputées de la région. Une vieille tradition populaire dit qu'elle se tenait à l'origine à Saint-Denis-de-Méré, à quelques kilomètres au nord-est, seule, l'assemblée, avait lieu à Montilly.Le site aurait changé après un coup de dès entre les seigneurs de Montilly (ou plutôt de Beaumanoir), et de Méré. Celui-ci jouait sa foire et celui-la son château. Méré perdit la partie, et depuis, la foire Saint-Denis se tient à Montilly probablement depuis le début du XVIIIe siècle.

Après la révolution de 1789, la commune prit à son compte l'organisation de cette manifestation et la transplanta au bourg dans la deuxième moitié du XIXe siècle. A partir de 1960, la foire a connu une croissance exceptionnelle et elle s'étend sur 25ha dont 16ha de parc de stationnement. La commune a dû ainsi réaliser de nombreux investissements pour permettre d'accueillir les exposants et les 120 à 130 mille visiteurs.

Administration

Montilly a dépendu du canton de Tinchebray à la Révolution, puis de celui d'Athis au redécoupage de 1801, puis du canton de Flers en 1826, et enfin de Flers-Nord depuis 1982.

Démographie

Montilly a compté jusqu'à 1383 habitants en 1851.

Animation et manifestation

.Comme cité précédemment, la foire Saint-Denis demeure la manifestation la plus populaire et la véritable étiquette régionale du village.
.Cross international de Montilly sur Noireau: randonnée VTT, pédestres, courses sur route et cross international: près de 2000 participants venus de 15 départements.
.Festival international du cirque de l'Orne

Lieux et monuments

.Eglise Saint-Pierre du XXe siècle
.Château de Beaumanoir (XIXe siècle)

Montgaudry

Géographie

L'Orne saosnoise naît en Normandie, à Montgaudry, petite localité du département de l'Orne située au sein du parc naturel régional du Perche, à 6km au nord-est de Mamers.

Arrondissement:Mortagne-au-Perche

Canton:Pervenchères

Code postal:61360

Maire:Jean-Yves Boulay

Mandat en cours:2008-2014

Population:116hab. (2006)

Densité:10hab./km²

Superficie:11.05km²

Lieux et monuments

.Eglise Saint-Rémi (XVe siècle). Un retable et un vitrail y sont classés à titre d'objets aux Monuments historiques.
.Motte castrale avec restes du château
.Château de la Fontenelle

Montgaroult

Géographie

Arrondissement: Argentan

Canton:Ecouché

Code postal:61150

Maire:Fernand Royer

Mandat en cours:2008-2014

Population:341hab. (2006)

Densité:25hab./km²

Superficie:13.87km²


Montchevrel

Géographie

Arrondissement: Alençon

Canton: Courtomer

Code postal:61170

Maire: Bernadette Chevallier

Mandat en cours:2008-2014

Population:221hab. (2006)

Densité: 20hab./km²

Superficie:10.80km²

Administration

Le conseil municipal est composé de 11 membres


Montabard

Géographie

Arrondissement: Argentan

Canton:Trun

Code postal:61160

Maire:Jean-Pierre Fontaine

Mandat en cours:2008-2014

Superficie:10.97km²

Population sans doubles comptes:303hab.(1999)

Densité:27hab./km²